Vous allez pouvoir acheter du bitcoin en faisant vos courses, grâce à une carte cadeau disponible dans 2 284 magasins français, dans les rayons Carrefour. Vendue entre 25 et 500 euros, la carte contient un code d’activation et un portefeuille physique. Les magasins qui la vendent n’ont aucune formalité à accomplir : l’agrément européen porté par l’émetteur de la carte chapeaute déjà toute l’opération.

À la caisse d'un magasin partenaire, vous choisissez une carte cadeau Bitcoin Starter Kit, pour un montant compris entre 25 et 500 euros. Vous repartez avec un code d'activation et une carte en PVC, qui dissimule une clé privée sous une pastille à gratter - ©Bymuratdeniz / Shutterstock
À la caisse d'un magasin partenaire, vous choisissez une carte cadeau Bitcoin Starter Kit, pour un montant compris entre 25 et 500 euros. Vous repartez avec un code d'activation et une carte en PVC, qui dissimule une clé privée sous une pastille à gratter - ©Bymuratdeniz / Shutterstock

Entre le rayon fromages et desserts, vous remplissez vos chariots de courses et parfois, à l’occasion d’un anniversaire ou d'un événement spécial, vous achetez une carte-cadeau. Et depuis quelques jours, certaines d’entre elles vont faire de vous des détenteurs de cryptos.

À la caisse d'un magasin partenaire, vous choisissez une carte cadeau Bitcoin Starter Kit, pour un montant compris entre 25 et 500 euros. Vous repartez avec un code d’activation et une carte en PVC, qui dissimule une clé privée sous une pastille à gratter. C’est la société suisse Cryptonow, aujourd’hui située en Autriche, qui commercialise ce produit depuis le 9 juillet dans 2 284 points de vente en France, dont les magasins Carrefour. Une fois le code entré sur une plateforme d’investissement en ligne, après vérification d’identité conforme aux normes AML6 et MiCA, vous convertissez votre crédit en bitcoin, en ether ou en solana.

Le client garde la main sur ses cryptos dès l’achat en magasin

Le Bitcoin Starter Kit associe le crédit et un portefeuille physique en carte PVC, tandis que la carte Prepaid recharge un compte déjà activé sans fournir de nouveau support. Une fois le code entré, vous gardez la main sur votre clé privée, contrairement à un compte ouvert directement chez un exchange classique où la plateforme détient les fonds. Vous assumez seul cette responsabilité, car perdre la carte grattée revient à perdre l’accès au crédit, sans recours possible auprès du fournisseur.

Selon Simon Grylka, directeur général de Cryptonow, cité par BFM Business, la notoriété du bitcoin n’est plus le problème. Beaucoup de Français en entendent parler sans jamais en détenir, freinés par une complexité perçue plutôt que par un manque d’intérêt.

Carrefour avait déjà testé le paiement en bitcoin via le réseau Lightning dans certains magasins - ©Magda Wygralak / Shutterstock
Carrefour avait déjà testé le paiement en bitcoin via le réseau Lightning dans certains magasins - ©Magda Wygralak / Shutterstock

Un agrément autrichien autorise l’activité en France

L’entreprise existe depuis 2017 en Suisse et opère aujourd’hui depuis Vienne, en Autriche. Elle détient un agrément CASP (Crypto-Asset Service Provider), délivré par l’autorité autrichienne FMA au titre du règlement MiCA. Ce passeport européen couvre l’ensemble de son activité de vente et d’échange de cryptomonnaies dans les vingt-sept pays de l’Union, y compris via les enseignes partenaires. Carrefour, en tant que distributeur de la carte, n’a donc aucun agrément propre à demander. L’enseigne n’en est pas à son premier essai crypto : elle avait déjà testé le paiement en bitcoin via le réseau Lightning dans certains magasins.

Le bitcoin valait début juillet autour de 55 000 euros, l’ether environ 1 520 euros et le solana près de 68 euros, d’après le taux de change du moment. Si vous convertissez votre crédit en euros, vous assumez aussi une obligation fiscale. Vous devez reporter cette cession dans le formulaire 2086 joint à votre déclaration de revenus, avant application du prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

En France, quatre-vingt-trois prestataires sur les cent-dix-sept enregistrés au régime PSAN disposaient déjà, fin juin, de leur agrément MiCA, selon l'Autorité des marchés financiers.

Source : Cryptoast